La menace des sauterelles

Lorsque des insectes solitaires évoluent en groupe, les conséquences peuvent être dévastatrices.

Une nuée de sauterelles est un spectacle terrifiant, même si ces insectes ne sont pas là pour goûter la chair humaine. Leur objectif est bien plus grand : engloutir nos récoltes. En 2004, en Afrique, la prolifération de ces insectes a provoqué la destruction de 90 % des cultures de céréales au Mali et en Mauritanie et de 80 % au Burkina Faso, en créant un risque de famine pour les populations locales.

Pendant des années, les sauterelles et les criquets solitaires étaient considérés comme deux espèces distinctes, la différence principale tenant à leur mode de vie.

Les criquets solitaires ont tendance à être de couleur vert ou brune, empruntant une teinte jaune lorsque leur instinct grégaire prend le dessus. Cette transition survient lorsque la population locale atteint un certain seuil ; les insectes forment alors un essaim pour faire face à la pénurie alimentaire causée par leur surpopulation.

Des chercheurs ont découvert que les sauterelles en essaim présentent un taux de sérotonine plus élevé dans le cerveau, ce qu’on associe à l’humeur positive chez l’humain.

Si nous parvenions à développer un inhibiteur de sérotonine, nous serions en mesure de juguler les effets désastreux des essaims de sauterelles.