Les virtuoses de l’évasion

Il y a bien des manières ‘éviter un prédateur, mais certains animaux ont élevé ce périlleux exercice au rang  d’art.

  • L’autruche : c’est le plus grand oiseau incapable de voler. Foulant les plaines africaines, elle fait face à de multiples prédateurs, mais ce n’est pas à l’enfouissement de sa tête dans le sable, contrairement à une croyance populaire, qu’elle doit sa survie. L’autruche s’allonge pour éviter d’être vue et préserver son énergie. Mais si elle doit courir, elle peut atteindre la vitesse stupéfiante de 70 km/h, ce qui en fait l’oiseau le plus rapide de la planète.
  • Le crapaud caillou : il tire son nom de sa manière unique à échapper aux serpents, scorpions et tarentules auxquels il fait face dans son Venezuela natal. Plutôt que de se battre, il se met en boule et se jette en avant, rebondissant sur les parois des rochers jusqu’à trouver un endroit pour se cacher.
  • Le lézard basilic : la technique de ce lézard des forêts tropicales d’Amérique centrale est l’une des plus surprenantes du monde pour échapper à un prédateur. C’est l’un des rares animaux à pouvoir marcher, ou plus précisément courir sur l’eau. Ses pattes créent de petites poches d’air au contact de l’eau et son style de course unique empêche ce lézard de couler. Et même s’il tombe à l’eau, c’est un excellent nageur.
  • La salamandre : la taille des salamandres va de quelques centimètre à 1,80 m. Elles peuvent vivre sur la terre ou dans l’eau, et elles ont presque toutes quatre pattes et une queue. Certaines salamandres ont une façon unique d’échapper aux prédateurs qui les ont saisies par la queue : elles s’en débarrassent et détalent, puis leur queue repousse. Certains spécimens peuvent aussi régénérer des jambes ou d’autres parties du corps.
  • Le calmar : capable de projeter de l’eau avec sa membrane pour échapper au danger, le calmar est également en mesure de tirer de puissants jets d’encre en direction de ses prédateurs. Il les aveugle ou leur fait perdre le fil de la poursuite, ce qui lui fait gagner de précieuses secondes pour s’échapper. les pieuvres et les seiches disposent de la même technique, mais elles font preuve d’une moins grande élégance.
  • Le lézard à cornes royal : vivant dans les déserts du sud des États-Unis, ce petit lézard trapu à cornes à le mécanisme de défense le plus insolite de tous : il crache un jet de sang avec ses yeux. Il repousse ainsi les prédateurs, probablement indisposé par le goût ou l’odeur. Il peut également gonfler son corps pour paraître plus impressionnant en avalant de l’air, tout en se défendant avec ses cornes.
  • La sardine indienne : les bans de poissons déstabilisent les prédateurs, rendant plus difficile le choix d’une cible précise. De nombreuses espèces pratiquent cette natation synchronisée pour échapper à leur assaillants mais aucune n’égale la sardine indienne. Un banc peut contenir des milliards de poissons et mesurer jusqu’à 4,8 km. Lorsque les prédateurs plongent ou nagent à proximité, les poissons se déplacent à  l’unisson pour échapper au danger.

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